Fixer ses tarifs selon la saison australe
Un tarif identique toute l'année laisse de l'argent sur la table en juillet et un calendrier vide en mars. Une grille saisonnière corrige les deux.
La saisonnalité polynésienne est inversée par rapport à l'Europe : la période la plus demandée correspond à l'hiver austral, sec et ensoleillé, complété par les fêtes de fin d'année. Le calendrier tarifaire doit suivre ce rythme.
Distinguer trois périodes plutôt que deux
- La haute saison, où le tarif se tient et où la durée minimale de séjour se justifie
- Les ailes de saison, où quelques nuits offertes remplissent les trous du calendrier
- La saison humide, où l'on vise des séjours plus longs et une clientèle régionale
Regarder le revenu, pas le prix affiché
Un tarif élevé sur un calendrier vide rapporte moins qu'un tarif ajusté sur un logement occupé. L'indicateur utile est le revenu moyen par nuit disponible sur l'année, pas le prix de la nuit la plus chère.
Baisser un prix se fait en une minute ; récupérer une réputation d'annonce trop chère prend une saison entière.
Enfin, les frais annexes — ménage, personnes supplémentaires, transferts — font partie du prix perçu par le voyageur. Une grille lisible et cohérente inspire davantage confiance qu'un tarif d'appel alourdi au moment de payer. Pour construire cette grille période par période, nous détaillons la méthode complète dans notre article sur la façon de fixer son prix par nuit à Moorea.
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